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Les aventures d'Indy

Désormais, retrouve les nouvelles aventures d'Indy en cliquant ici

Indy, la vingtaine, parisien et gay affronte la vie au fil d'aventures parfois mouvementées.

Il est accompagné de
Sébastien son colloc ; de Julien son collègue au magazine gay ; de Sumo le patron du bar gay "Le Complexe" ...
et bien sur de Jun, son meilleur ami.

Album photos de indysansjones

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Conseil : commence par le premier épisode !

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Comme toutes les histoires il y a du faux
Comme toutes les histoires il y a une part de l’auteur. Comme l’auteur c’est moi, l’histoire contient des bouts de moi, mon prénom, des expériences, des traits de caractères.
Comme tous les jeunes de vingt ans, ma vie réelle et l’histoire d’ici sont ponctuées d’amitiés, d’amours, de déceptions (rares).
Il n’est pas tout à fait moi mais comme Indy reste Indy, nous sommes indissociables.

Le blog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets ou articles / The blog is broken up into dated units of stating, called tickets or articles Mes Billets/Articles

Titre du billet Episode 18 - "C'est humide la campagne"
Posté le jeudi 22/05/2008 à 18h19 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy est en camping sauvage depuis la veille avec Jun son meilleur ami, Sumo le patron du bar gay Le Complexe, Julien son collègue au magazine et Baptiste.


La soirée avait été très sympa ! Autour du feu de camp, grâce aux bois secs que Baptiste avait ramassé, nous avions pu tenir au chaud une bonne partie de la nuit.
Nous racontant nos anecdotes comme de vieux amis que nous n’étions pas, la nuit ôtant malheureusement une partie de la pudeur.

La nuit, je l’avais passée entre Jun et Baptiste. J’avais oublié combien il est désagréable de dormir dans un sac de couchage sur un matelas dur comme un banc en bois.

Sumo et Julien avaient pris le matelas gonflable à peine gonflé et très instable.

Pendant la nuit, l’orage avait rafraîchi l’endroit. Au réveil, je découvrais en ouvrant les yeux Baptiste serré contre moi dans son sac de couchage, son visage quasiment collé au mien. En me retournant, j’ai tapé contre Jun qui avait dévié de son matelas pour venir prendre une partie du mien.

Jun se réveilla, difficilement. Le plus dur fut d’oser sortir de la chaleur pour s’habiller. Tout était humide et le petit déjeuner nous a fait du bien.

Avant de repartir pour le soir et malgré la pluie fine qui tombait parfois, Sumo voulait pêcher dans l’étang. Julien l’a accompagné avec Jun.

Moi j’étais resté discuter avec Baptiste sur une petite butte. J’avais froid mais gentiment il m’avait prêté un pull, lui qui avait chaud. Dans son jean et son petit tee-shirt blanc à motifs fleuris, il me faisait un effet tout spécial.

Le gros orage qui arriva a clos la séance de pêche. Dans le Van, Jun s’est endormi en regardant le rythme immuable des essuies-glaces. Sumo proposa de regarder tous ensemble l’eurovision chez lui.

« C’est pas un peu ringard l’eurovision ? demanda Julien
-Non ! C’est kitch ! Et les gays aiment le kitch ! répliqua Sumo
-Il faut être homo pour regarder l’eurovision ? »

Titre du billet Episode 17 - Direction : week-end bucolique
Posté le vendredi 16/05/2008 à 23h02 RSS signifie Really Simple Syndication


Ce petit camp s’annonçait très drôle, à condition d’avoir de l’humour. Sumo avait eu l’idée de faire du camping sauvage et avait entraîné dans son aventure plusieurs de ses amis. Vraisemblablement je fais partie de ces amis, ainsi que Jun puisque « les amis de mes amis sont mes amis » dit un dicton assez bête.

Sumo connaissait un coin sympa à côté d’un étang et pas trop loin de Paris. Répondaient à l’appel, outre moi-même :
Sumo. C’est lui l’organisateur, la moindre des choses est qu’il participe au bourbier.
Jun. C’est mon meilleur ami revenu depuis peu de Corée et embarqué dans l’aventure.
Julien, mon collègue absolument divin.
Baptiste, un inconnu pour moi au moment du départ mais un client habitué du bar de Sumo au point qu’il l’invite en week-end !

La première difficulté fut pour la voiture. Sumo avait pris un Van chez un ami.
« -Je voulais conduire mais j’ai mal aux jambes, dit-il. Julien ?
-Conduire ? Une moto ça va mais la fourgonnette c’est moyen…
-C’est pas une fourgonnette !
-C’est vrai que fourgonnette ça fait un peu camion de police… dis-je.
-Et toi Indy ?
-Je veux bien conduire mais, pour les assurances ? »

Apparemment les assurances n’étaient pas un problème. Sans y croire, j’étais donc installé au volant pour un court voyage jusque dans la proche campagne. Un cochon dans un jardin indiqua que déjà nous étions sortis de la zone parisienne. Le Van penchait légèrement vers l’arrière et il a fallu croiser les doigts à chaque ralentisseur.

Arrivés à une place d’herbe près d’un étang, Sumo annonça que nous étions à bon port ! Baptiste fut chargé de monter la tente avec Jun.

« -Sumo, tu as mis où la pompe pour les matelas ? » avait demandé Julien

Sumo avait oublié la pompe. C’est pour cette raison que Julien et moi avons dû souffler comme des bœufs pour gonfler à moitié des matelas instables. La tente était bien montée ; point positif.

Nous avions réussi à faire un feu de camp et à faire chauffer sur un camping-gaz une méga boîte de conserve (car même en camp, nous ne pratiquons pas la pêche !)

Baptiste avait cherché du bois sec. Il portait un tee shirt sans manche avec un col en V. Son haut était assez serré ou plutôt assez court car on voyait la peau entre son débardeur et son bermuda. Son bermuda d’ailleurs était sombre, dans une matière assez indescriptible entre l’imperméable et autre chose (dont je ne sais pas qualifier la matière !).

La soirée pouvait commencer.

Titre du billet Episode 16 - Et mon pouvoir d'achat ?
Posté le samedi 10/05/2008 à 22h18 RSS signifie Really Simple Syndication


Depuis le retour de Jun, je n’avais pas vraiment dormi. Mes soirées et débuts de nuit étaient consacrés à refaire le monde avec lui. Il logeait dans mon appartement en attendant d’en retrouver un pour lui.

Il avait cherché appart et job en même temps. Désormais, l’emploi étant trouvé comme vendeur dans une sorte de snack, il pouvait se concentrer sur sa recherche.

J’avais fait la rencontre au bar de Randy Harrison, l’un des acteurs de QAF mais il n’y avait pas eu le moindre début d’une relation. Il avait pris mes coordonnées, me promettant de m’accorder une interview pour mon magazine un de ces jours. Sans y croire, je l’avais donné en le laissant filer vers un taxi qui venait d’arriver pour lui.



Mon esprit était déjà tourné vers le week-end champêtre que Sumo avait prévu. Après le travail, je pouvais faire quelques courses.

Il faut l’avoir connu pour le comprendre : se promener dans le Marais un jour de soleil quand on est plutôt mignon. Le Marais, le quartier gay parisien, c’est un peu un concentré du monde homosexuel dans quelques rues. Avec le soleil, les libidos (jamais vraiment enfouies) se réveillent et j’ai parfois l’impression d’être un bout de viande dans un zoo. Après tout, il y a plusieurs degrés pour observer les gens et certains manquent clairement de tact.

Quelques boutiques vendaient ce que je cherchais ; à savoir un sac de couchage principalement et quelques objets comme une lampe à pile. Seulement, la crise du pouvoir d’achat dont les médias nous rabâchent les oreilles me sautait au nez. Les prix exorbitants ont fait qu’en retrouvant Jun pendant son service, je n’avais toujours rien acheté.


Il était derrière son comptoir entre les pâtisseries et les sandwiches. Un joli tablier rouge lui serrait la taille et il souriait, comme à son habitude.
« -Je fais les courses pour le camping mais c’est hors de prix ! Je vais aller à Barbès pour trouver des tarifs normaux.
-Entre nous… regarde… ce sandwich c’est 5,60. Le pain devient un produit de luxe en France ou quoi ?
-Surtout dans le Marais. Ils croient quoi ? Que les homos sont Crésus ? »

Jun a du reprendre sa vente et moi mon périple. Alors que je marchais d’un pas décidé vers le métro, un homme d’une trentaine d’année m’aborda.
« -Excusez-moi, vous pouvez répondre à un sondage ? »


Titre du billet Episode 15 - Les rencontres
Posté le lundi 05/05/2008 à 19h52 RSS signifie Really Simple Syndication

Jun, le meilleur ami d’Indy est de retour en France.



Pour sa première soirée en France, Jun avait voulu sortir pour re-découvrir les nuits parisiennes et surtout voir comment cela avait évolué.

A vrai dire, peu de choses avaient bougé depuis son départ si ce n’est peut-être mon nouveau lieu de détente : « Le Complexe ».

Jun n’est pas trop branché sur les sorties étranges, il reste dans les sentiers battus et de ce point de vue là, nous étions au bon endroit. « Le Complexe » est sympa, nouveau, à la mode et jeune. Jun avait plutôt l’air de s’y plaire.

Sumo, le patron, est venu nous voir pendant un moment de calme
« -Alors Indy, voilà enfin ce Jun dont tu m’as parlé ? »

Présentations classiques mais à près tout, efficaces. Sumo nous a parlé du fameux week-end qui était en préparation.
« -Jun, tu devrais venir. Puisque Indy est là, tu ne risque pas de t’ennuyer. Désormais, tu fais d’office partie du clan, non ? »

Jun accepta sans vraiment savoir à quoi il disait oui. Ce qui l’intriguait surtout c’était de savoir si Sumo était son vrai nom ou un surnom.
Je lui assurai que c’était un surnom qu’il se donnait lui-même car il est obèse. Quand Jun a voulu savoir son vrai prénom, je n’ai pas su quoi répondre.

Puis, Sumo est revenu vers nous.
« -Regardez qui est au comptoir, seul… »
Accoudé au bar, je reconnaissais très bien l’un des acteurs de la série ‘‘Queer as Folk’’. Seulement, impossible de retrouver son prénom…
« -Indy, vas le voir, il est tout seul.
-Pour ? Je ne vais pas aller le voir comme ça !
-Demande un autographe, une interview pour le magazine, demande lui de passer la nuit avec toi… Je ne sais pas moi !
-Enfin Sumo, je ne vais pas lui sauter dessus car c’est un acteur ?! »

Jun rigolait. A son regard, je voyais qu’il n’était pas contre l’idée que je le laisse un peu seul pour parler à la ‘vedette’ de la soirée.

Alors que je m’approchais de lui en prenant un air que j’espérais être décontracté, dans ma tête je cherchais avec peine son prénom. En l’abordant, je ne l’avais toujours pas retrouvé.
Titre du billet Episode 14 - Bijou d'Asie
Posté le dimanche 27/04/2008 à 11h14 RSS signifie Really Simple Syndication


Conseil : commence par l'épisode 1


Le superbe soleil de ce jour là me permis de marcher plutôt que de prendre le métro. Jun arrivait ce jour là. Mon meilleur ami était de retour en France après de longs mois à re-découvrir sa Corée natale.

Autant dire que j’avais un grand sourire aux lèvres. Jun est à l’image de la traduction de son prénom qui en coréen signifie : génie, homme talentueux et remarquable.

Nous nous sommes rencontrés au collège. L’époque des appareils dentaires et des premiers émois (car à treize ans, deux qui s’embrassent sans la langue c’est un émoi).
Au lycée, nous sommes pour ainsi dire devenus frères. C’était cette fois-ci l’époque de la musique dans la chambre, des looks craignos et des baisers avec la langue.
Pour son retour à Paris, il avait gardé le secret jusqu’au dernier moment.

Jun n’est ni hétéro ni gay. Un bi alors ? Pas vraiment non plus, c’est là aussi son originalité. Il a ses périodes disons. Dans tous les cas, Jun vit des histoires platoniques. Pas de relations physiques ou très peu ce qui déjà enlève un bon nombre de prétendants. Pour autant, il a connu des histoires amoureuses car sa simple présence est tellement enrichissante qu’on en oublie le reste.

Quand il parle, ses yeux brillent et m’envoûtent de telle sorte qu’il est devenu une drogue. On m’a déjà dit que j’en étais amoureux. J’avoue que la question m’a perturbé. La différence entre amour et amitié-fusion, n’est-ce pas en grande partie au niveau sexuel ?
Or, Jun ne prend pas en compte cette considération…



J’avais acheté des fleurs. Je ne saurai pas dire pourquoi. C’était pour lui, des fleurs pour son retour. Pas forcément approprié à des retrouvailles mais il en était ainsi.

Malgré le soleil, j’avais bien dû prendre le RER car Roissy n’est pas à portée de jambe…

Lorsqu’il est apparu, je suis resté sans bouger. Un grand sourire collé aux lèvres puis nous nous sommes enlacés pour chacun dire à l’autre combien il est bon de se retrouver. Mon colocataire dirait que c’est cliché.


Dans le RER du retour, je me suis aperçu que dans l’excitation du moment j’avais oublié mes fleurs sur un banc.

Titre du billet Episode 13 - Son retour
Posté le samedi 19/04/2008 à 15h47 RSS signifie Really Simple Syndication

J’étais dans le nouveau bar gay, de plus en plus mode, « le Complexe ». Le petit déjeuner servi par Sumo sonnait le début d’une longue journée après ma rupture d’avec Daniel. Le bar était vide, seule une femme lisait un magazine avec un café.

« -Julien t’a parlé de notre week-end ? me demanda Sumo, le patron du Complexe
-Non. Je ne suis pas allé au journal hier, je ne l’ai pas vu.
-On s’organise une petite virée ce week-end. On va camper au bord d’un lac, en sauvage…
-Toi et Julien ?
-Pas seulement. Viens, ça va te changer les idées ! »

Le mot ‘‘camp’’ me rappelle des souvenirs d’ados mais sans réfléchir plus, j’ai accepté. Après tout, pourquoi pas ?


En sortant du Complexe, je prévoyais d’aller directement chez moi mais au détour d’une ruelle en cette belle matinée ensoleillée, une petite église attira mon attention.

L’intérieur était sombre et frais. Les vitraux laissaient pénétrer une lumière colorée. Quelques bougies brûlaient sur un présentoir adossé à un mur. Je m’assis sur un banc de bois. Sentiment étrange de paix complète.

Un homme vint s’asseoir près de moi.
« -Apprenez à écouter et sachez traduire le message qui vous est transmis. Ici, même seul nous sommes en lien avec Quelqu’un.
-Le silence a un message ?
-Vous en doutez ?
-Je ne crois pas en Dieu, pas comme vous en tout cas. Je ne pense pas…
-Peu importe jeune homme. Croyez en quelque chose, soyez dans le spirituel, et ce sera déjà extraordinaire. Méditez les messages, toujours. Ne prenez rien pour évident. Vous voyez ces bougies ? Allumez-en une vous aussi : ce sera la trace de votre présence et le symbole de votre volonté de marquer ce moment. »

L’homme se leva et je n’ai rien ajouté. Il disparut. Je n’ai pas bougé.
Au moment de sortir, arrivé dans la lumière puissante de l’embrasure de la porte, je me suis retourné. J’ai allumé une bougie. Je sais que pendant quelques jours elle aura marqué ma présence.


Dehors, étrange et serein, je vis sur mon portable un message d’un ami qui m’est très cher. Il m’annonçait qu’il était de retour du long voyage qui l’avait éloigné de moi.

Titre du billet Episode 12 - La rupture avec Daniel
Posté le lundi 14/04/2008 à 14h44 RSS signifie Really Simple Syndication

Un conseil : commence par le premier épisode


Indy a été libéré de sa prise d’otage sans dégât. Il a retrouvé les siens.



Le policier qui m’a interrogé après ma libération ne ressemble pas à l’image que je me fais des policiers. Un gros moustachu, la cinquantaine, m’avait posé des questions pendant plusieurs heures alors qu’il n’y avait pas grand chose à dire. Il ressemblait plus au mec de la pub Ducros qu’à l’ex-2Be3 qui joue dans Navarro ! Tant pis pour moi.

De toute façon, j’étais encore avec Daniel et je devais le retrouver le soir même pour une soirée au calme, loin de l’agitation post-prise d’otage.

Malgré le caractère calme des événements, des médias s’y intéressaient. Par conscience professionnelle, je gardais toute l’histoire pour mon article qui allait être publié dans le magazine gay pour lequel je travaille. J’avais écrit de longues lignes sur cette affaire pour le prochain numéro. Mon (superbe) collègue Julien s’intéressait beaucoup à l’affaire.

J’avais pour ma part déjà un peu tourné la page. Toutefois, je n’étais pas encore retourné dans un supermarché suite à cela. J’avais refusé l’aide psychologique, j’aurai peut-être du accepter.


Chez Daniel, la soirée était bougie et plat de chez le traiteur. Il avait sorti le grand jeu pour que je passe une soirée détendu. Malheureusement, malgré tous ses efforts, je ne voyais pas l’avenir au-delà de quelques jours ensemble. Physiquement il me convenait mais nous avons très vite épuisé les sujets de conversation.

Pour palier à ce manque, il nous restait l’entrechoc des corps. C’est encore là que nous étions les meilleurs. A défaut de parler, nous avons donc fait l’amour. Dans son petit appartement, ses affaires et les miennes mélangées au sol.

Je m’en voulais car dans mon esprit, Daniel était déjà dans le passé alors que je m’endormais à ses côtés.


Le lendemain matin en quittant cet appartement où je ne reviendrais pas, je décidai d’aller au Complexe, le bar gay, pour un petit déjeuner.

Titre du billet Episode 11 - Le dénouement
Posté le samedi 05/04/2008 à 17h27 RSS signifie Really Simple Syndication

Commence par le premier épisode...

La prise d’otage continue pour Indy, retenu depuis près de douze heures par un type inoffensif mais néanmoins armé.



Ce pauvre braqueur était vraiment perdu dans ses pensées. Il avait tiré un coup de feu dans un radiateur suite à une de mes remarques et je sentais bien que les quatre autres otages m’en tenaient rigueur. Depuis, une chaleur étouffante s’emparait de la pièce. Les degrés montaient assez vite.

Je ne me sentais pas vraiment bien, l’envie d’aller aux toilettes et cette chaleur mélangés ne donnaient rien de bon. La police avait entendu le coup de feu et tentait d’établir une liaison avec nous. Le braqueur en sueur me tendis le téléphone.

« -Allô ? Vous êtes un otage ?
-Oui, c’est assez bien résumé.
-Comment allez-vous ? Et les autres ?
-Ici c’est ambiance Egypte au soleil en plein mois d’août. On sèche à vue d’œil. Il a tiré dans le radiateur qui laisse échapper de la vapeur. »

Le policier mis un temps avant de reprendre la conversation que le braqueur tentait d’écouter en se collant à moi, me donnant encore plus chaud.
« -Est-il dangereux ? me demanda l’officier
-J’aimerai mieux pas le savoir !
-Que veut-il exactement ? Qu’il nous réponde enfin ! »

Mettant ma main sur le combiné, je demanda au forcené
« -Alors… vous voulez quoi ? La police veut savoir vos revendications. Vous avez eu douze heures pour réfléchir… Allez mon vieux ! »
Devant son air perturbé, je repris le téléphone
« -Il ne parle pas !
-Vous lui parlez étrangement pour un otage ! Il n’est pas menaçant ?
-Attendez… il va vers la porte… »

Le type a ouvert la porte, a jeté son revolver et s’est fait gentiment cueillir par la police. Tout simplement. Personne n’a vraiment compris ce qui s’était passé.

J’étais à dire vrai un peu déçu. J’aurai préféré jouer le négociateur, perlant de sueur, pour avoir au moins un encart dans ‘Le Parisien’. Nous retenir douze heures pour se rendre sans panache, c’était vraiment inutile.

Une fois sorti, des micros et caméras se sont tendus vers moi pour recueillir mes réactions de jeune libéré moite. Sans avoir le temps de parler, deux policiers me prirent et m’emmenèrent dans un fourgon pour m’interroger.

Sébastien, mon colocataire, et mon boyfriend du moment : Daniel, étaient là, derrière les barrières. Je tenais enfin mon article pour le prochain magazine !

Titre du billet Episode 10 - La prise d'otage
Posté le samedi 29/03/2008 à 18h05 RSS signifie Really Simple Syndication

Commence par le premier épisode...

Indy a été pris en otage dans une supérette alors qu’il revenait de chez Daniel, son copain.



Depuis désormais cinq heures nous étions dans ce petit supermarché. En plus du braqueur complètement perdu, j’étais avec la caissière d’origine latino et trois autres clients.

J’avais bu la bouteille d’eau que je prévoyais d’acheter et je le regrettais déjà, doutant que notre preneur d’otage me laisse aller aux toilettes.

Tout cela était grotesque. La caissière avait refusé de lui donner l’argent qu’il demandait. Se sentant déstabilisé, il a décidé sur un coup de tête de tous nous enfermer dans la boutique. Voilà comment une journée classique s’était transformé en jour mémorable. A près tout… j’aurai au moins ça à raconter désormais.

Je ne craignais pas du tout pour ma vie, ce pauvre braqueur avait plutôt l’air pris à son propre piège, ne voulant de mal à personne mais ne sachant pas (faute de capacités intellectuelles) ce qu’il devait faire.

Je tenta de lui donner un conseil
« -Et si tout simplement vous vous rendiez dans le calme ? Vous ne nous avez pas fait de mal… la justice devrait être cool… »

Cool n’était peut être pas le bon mot. De toute façon, il m’envoya une boite du purée chimique à la figure pour me faire taire. Si seulement il avait choisi un paquet de chips à la place, j’aurai pu grignoter.

Les trois autres otages étaient tout aussi dépités que moi devant ce spectacle. La caissière semblait plus choquée, peut être de notre attitude calme devant cet événement.

J’avais bien pensé à faire un geste héroïque : lui sauter dessus, attraper son arme et passer en boucle sur LCI comme le libérateur de pauvres gens sous le coup d’un forcené. Mais l’idée a été vite balayée pour plusieurs raisons :
-je ne suis pas un héros (comme dirait l’autre)
-LCI n’était même pas là

Des policiers étaient devant la boutique. Peut être le GIGN allait-il venir. Je pensais déjà au bon article que j’allais pondre pour mon magazine !

Et le temps passa… cinq puis six, puis dix heures dans ce rayon assis par terre. Nul doute que désormais LCI était là : une prise d’otage en plein Paris c’est vendeur (même si le preneur d’otage est un type paumé, rien d’un Mesrine).
J’avais très envie d’aller aux toilettes.

« -Euh… au risque de me prendre un nouveau paquet de purée : vous comptez nous garder longtemps ? Allons, ça ne vaut pas le coup ! »

Les quatre autres otages acquiescèrent (même la caissière, signe que les choses étaient en train de changer).

Je ne me pris pas de nouveau paquet de purée mais il tira un coup de feu dans un radiateur, nous donnant la preuve que son arme n’était pas factice.

Titre du billet Episode 9 - Un nouveau petit ami
Posté le jeudi 06/03/2008 à 21h16 RSS signifie Really Simple Syndication

Un conseil : commence par l'épisode 1

Indy a fait la connaissance de Daniel, un jeune parisien.



Le portable faisait office de réveil. Ma main était sur son torse imberbe. Daniel et moi avions passés la soirée ensemble dans un bar à grignoter. Le petit mal de gorge de ce matin là était dû à nos sorties sur le trottoir pour qu’il puisse fumer et que je puisse regarder son visage se dessiner au gré des lampadaires parisiens.

Après quelques verres nous avons été chez lui et je me suis endormi dans ses bras après avoir fait l’amour. Nos corps avaient fusionné dans la fraîcheur de sa chambre. Je n’aurai peut-être pas dû rester dormir mais désormais, le soleil était levé et c’était fait.

Nous n’avons pas grand chose en commun mais il est à mon goût.
Le travail m’appelait. Il était grand temps que je m’y remette !


Fred, mon patron, avait concocté pour moi un joli petit programme. La mise à jour du site m’attendait et très certainement une rencontre sur le terrain.

Ma langue sur celle de Daniel. Sa main dans mon dos. Un signe de la main pour lui dire à bientôt et la porte qui se ferme dans mon dos.



La rue animée m’avalait. Au coin d’une rue, je suis rentré dans un supermarché pour acheter une petite bouteille d’eau. Au moment de passer en caisse, l’esprit encore avec Daniel, un homme pénétra dans le magasin.

« -Personne ne bouge ! Vite, la caisse ! »

J’avoue qu’il me fallu quelques secondes pour comprendre que l’homme au bonnet braquait le supermarché. Mais pourquoi diable les histoires du genre m’arrivent-elle toujours ?!

Titre du billet Episode 8 - Au revoir Mathieu, bonjour Daniel !
Posté le jeudi 14/02/2008 à 21h48 RSS signifie Really Simple Syndication

En fin de soirée, Mathieu (le cousin de Sébastien) avait embrassé vigoureusement Indy. Pour un hétéro, il était bien peu farouche.



Non, je n’avais pas couché avec Mathieu. Il partait d’ailleurs aujourd’hui de notre appartement. Sa bouche était d’une douceur incroyable. Son torse s’était offert dès qu’il avait ôté son tee shirt, c’est à dire très vite. Nous n’avions pas été plus loin. Ce petit vorace ne m’avait pas dévoré, et vice-versa.

J’étais plutôt content qu’il s’en aille après cet épisode. Je ne voulais pas que Sébastien croit que j’avais sauté sur son cousin. Les adieux ne furent pas larmoyants. Une poignée de main chaste et le voici qui s’en allait.

J’étais à vrai dire très énervé ce jour là. Il y a des jours comme ça où les choses ne vont pas comme j’aime et qui me font me survolter. J’avais besoin de me dépenser et dans mon petit bureau, j’étouffais. Privilège de ce travail, j’ai décidé moi-même de m’accorder une bonne pause.



La salle de sport du quartier était mon défouloir. J’avais bien songé à aller m’apaiser au Complexe, le bar branché du quartier mais il fallait que je bouge.

Une chance : un tapis de course était libre. Quitte à venir, autant bien courir. Vitesse élevée et me voilà parti. Bon… j’étais déjà épuisé après 45 minutes.
Le jeune homme qui courait face à moi ne cachait pas ses regards en ma direction, ce qui me poussait à courir encore plus vite et donc à m’épuiser. Il était plus raisonnable que je m’arrête au bout de moins d’une heure ce qui pour moi était à vrai dire déjà beaucoup !

Le jeune homme descendit aussi de sa machine à torture. Il vint vers moi, serviette autour du cou et tee-shirt humide.

« -Salut. Tu viens souvent ici ? »
Paris m’étonnera toujours. Même les techniques de drague les plus éculées étaient toujours utilisés. A vrai dire, cela m’arrange : c’est au moins clair. A mon tour d’entrer dans son jeu.

« -Je viens quelquefois pour me défouler. Pas souvent à cette heure-ci car logiquement je travaille là mais plutôt le soir.
-Te défouler ? Tu es tendu ?
-Sale journée, je ne sais pas vraiment pourquoi
-Tu veux qu’on parle autour d’un verre ? Je m'appelle Daniel. »

Et voilà le travail de pro ! Je n’avais rien fait (mis à part suer comme une bête sur un tapis de course en plastique !) et j’avais un rendez-vous.

Je devais rejoindre Daniel dans trente minutes en bas du bâtiment pour ce fameux verre.

Titre du billet Episdoe 7 - L'un m'ennuie, l'autre s'ennuie
Posté le samedi 26/01/2008 à 22h57 RSS signifie Really Simple Syndication

Commence par l'épisode 1

Q Boy, un chanteur qu’Indy devait interviewer, l’a attiré dans sa chambre. Côté maison, Indy doit partager son appart avec Mathieu, un lycéen qu’il ne connaît pas mais qui est le cousin de son colocataire.



Quelle plaie ! Pour se la jouer rock-star, Q Boy avait acheté une bouteille de champagne… qu’il avait bu quasi seul !
Un peu pompette, il était en train de m’apprendre des injures en anglais. J’avais ainsi appris à dire de jolies poésies du style « chier dans son froc » (et pour info c’est : to shit oneself).

Deux heures du mat’, fini la rigolade. Je pris mon manteau et mis les voiles. Il bredouilla des mots en anglais alors que je fermais la porte.

J’étais dans la rue en plein Paris. Fraîche la nuit ! Le métro était fermé et je devais marcher un peu pour trouver un taxi. Les fêtards remplissaient les bars de la capitale. Non enfumés, loi oblige. Surprenant un bar respirable.

Après un périple dont j’éviterai les détails (surtout marqué par une déjection canine sous ma chaussure gauche) j’arrivais à l’appart. Sébastien, mon coloc, devait être sorti. Mathieu était là.

« -Tu es debout à cette heure ci toi ?
Il rigola. –Je n’ai pas 10 ans non plus… Tu es plus vieux, mais pas de beaucoup.
-Je ne disais pas ça pour ça. Je vais me coucher.
-Tu ne veux pas faire un jeu ? »

C’est à ce moment là que j’ai réalisé que je pouvais être très lubrique. Sans trop savoir pourquoi, mon esprit songea de suite à un jeu auquel je ne pouvais pas me permettre avec le cousin de Seb.

« -Un jeu ? Comment ça ? » Ma voix a dû me trahir car il enchaîna vite
« -De société ! Un jeu pour passer le temps, je n’ai pas sommeil. »

J’étais vraiment trop gentil. J’avais cédé. Par terre en tailleur au milieu de la nuit, je faisais une bonne paye avec un ado en tee shirt. Entre deux coups de dé, j’observais son visage qui luisait légèrement par la chaleur de la pièce et la lampe à nos côtés.

A la fin de la partie (qu’il a gagné : il m’a dépouillé !), je ne pouvais plus cacher mes bâillements, extenué.

« -Je me couche cette fois ! »

Il me remercia, se pencha vers moi et au dessus du plateau m’embrassa à pleine bouche. Pour un hétéro il était bien peu farouche le petit !

Titre du billet Episode 6 - Le cousin de Seb
Posté le samedi 12/01/2008 à 21h40 RSS signifie Really Simple Syndication

Commence par l'épisode 1

Indy devait découvrir le cousin de Sébastien (son coloc) qui squatte quelques jours leur appart. Il a aussi rendez-vous avec un chanteur gay pour une interview.



J’étais arrivé trop tard hier soir. Le cousin de Sébastien était déjà couché : fatigué par tant de voyage.
Ce matin, j’allais le voir. Arrivé dans la cuisine, je vis un grand brun-blond (cette couleur qu’on ne sait pas trop qualifier !) enfiler une chemise à fleur. Torse assez sympa, normal, et juste un peu poilu. Je ne le voyais pas du tout si vieux !

« -Salut… tu dois être le cousin de Seb. Bienvenue ! »
Il me regarda avec un drôle d’air et s’en alla. En moi même, je me demandais ce qui clochais chez ce type. J’avais été poli ! A peine l’avais-je dévisagé (autant qu’on dévisage un homme inconnu torse nu dans sa cuisine au réveil). J’espérais bien qu’il n’allait pas rester longtemps ! Sébastien entra dans la pièce.

« -Il est parti ?
-Ton cousin ? Oui, à l’instant… Pas très poli !
-Mon cousin ? Ah… mais non ! C’est pas mon cousin, c’est le type avec qui j’ai passé la nuit. Très mauvais coup, j’te l’laisse !
-Pourtant il est mignon. Enfin pas une bombe mais voilà quoi.
-Bah ! Justement ! Ceux qui sont mignons sont trop sûrs d’eux et deviennent de mauvais amants ! Ils ne font pas d’efforts, ils pensent que c’est gagné d’avance. Crois moi, j’en ai testé… Et il en fait parti. Ca se rêve irrésistible et personne ose leur dire la vérité alors forcément il s’est vexé…
-Tu lui as dit qu’il était mauvais ?!
-Enfin Indy ! Il voulait qu’on se revoit ! C’est pas l’Armée du Salut ici. Si tu veux je le rappelle pour toi.
-Oh non merci Seb ! Ca ira… Bon, et ton cousin ? »

A peine avais-je terminé ma phrase que Sébastien cria
« -Mathieu ! Mathieu ! Viens là ! »

Un ado entra dans la pièce en serviette, encore mouillé (oui… ça peut paraître cliché… je n’y peux rien ! ! !). Mathieu me serra la main et son sourire laissait apparaître des dents tellement blanches et alignées que l’appareil dentaire était forcément passé par là ! Il parti s’habiller après quelques paroles.

Sébastien me demanda tout bas
« -Alors ?
-Il ne casse pas des briques… … Bon, OK, il est mignon ! Seulement, j’ai pas dans l’habitude de faire dans le collégien.
-Il est au lycée. De toute façon il n’est pas gay.
-Je dois filer Seb. Tout ce que je lui demande c’est d’être discret et de ranger ses affaires.

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Dans un restaurant du Marais j’avais rendez-vous avec le chanteur gay que je devais interviewer. Arrivé pile à l’heure, il m’accorda une interview… qui avait débuté ainsi :
« -Q-Boy, votre nouvel album sort prochainement. Comment l’avez-vous préparé ?
-I don’t speak french. Only in English please. »
Ah… De l’anglais. Je n’avais pas songé une seconde qu’il puisse ne parler qu’anglais. Il me fallait donc recommencer avec mon niveau pitoyable (autrement dit niveau d’un français quoi).

« -Well… of course ! Your new… euh… album, music disc… euh… will be on the market in few days. How do you prepare it ? »

J’étais content de moi ! J’avais réussi à formuler une phrase en anglais qui était compréhensible. Enfin je pense. Il rigola et répondit :
« -Vous êtes nice ! Je parle un peu le France pour vrai dire. Vous ne préférez pas que on aille dans ma lit ?
-Pardon ? Où ?
-Oh… dans ma chambre, désolé. »

Le lapsus s’avéra révélateur de ses intentions. Il m’expliqua qu’il en avait assez des restaurants (style il donne beaucoup d’interviews… laisse-moi rire !) et qu’il préférait qu’on aille le poursuivre dans sa chambre.

Titre du billet Episode 5 - "Il est cool..."
Posté le dimanche 06/01/2008 à 20h53 RSS signifie Really Simple Syndication

Commence par l'épisode 1

Indy a eu juste le temps de boucler son article sur l’expo d’une artiste un peu spéciale. Cet article est passé dans le magazine pour lequel il travaille.



Sébastien, mon colocataire, avait préparé le petit déjeuner. Ce genre d’événement (car pour Seb s’en est un !) n’annonçait rien de bon. Pas de chance pour lui, j’étais (une fois n’est pas coutume) pressé !
« -Assis toi ! me dit-il
-Pas l’temps. » Dis-je en enfournant en bouche une tartine de pain juste toastée.
« -Bon… Mon cousin Mathieu vient vivre chez nous à partir de ce soir » me balança t-il en pleine face.
Devant ma tête, il cru bon d’ajouter en vitesse
« -C’est ultra provisoire ! J’t’assures ! Juste quelques jours. Il vient passer un concours de je-ne-sais-plus-trop-quoi et il n’a pas d’hébergement. Il est cool, t’en fais pas ! »

‘’Cool…’’. Sébastien n’avait pas ma définition du ‘’cool’’. Je n’avais pas vraiment besoin d’un autre coloc bruyant et sale.
Apparemment je n’avais pas le choix. Même si l’appart est minuscule et Mathieu un homme inconnu, je devais faire avec. Eh puis, il fallait bien après tout être ouvert aux autres…

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« -Excellent ! Le grand patron a trouvé ton article excellent ! me dit Fred –mon chef- dès mon arrivée au magazine.
-Ah ? L’article sur l’expo ?
-Oui ! Il a adoré. L’analyse est très fine et pleine d’humour ! »
Il me sourit
« -J’ai aussi beaucoup aimé ! » s’empressa-t-il de me dire. « Ta description de cette grosse femme sculptée est très… poignante ! »

La journée commençait bien ! Les compliments, ça fait toujours plaisir.
Julien m’a aussi félicité par une tape virile sur l’épaule. Je n’en attendais pas moins de lui ! A vrai dire, n’importe quelle tape de Julien est virile (je sais : je ne suis pas objectif).

Etais-ce le signe d’une montée en grades ? Peut être. Toujours est-il que Fred me chargea d’aller rencontrer un chanteur gay de passage express à Paris. Le rendez-vous avait lieu le lendemain.

Le reste de la journée se déroula comme prévu jusqu’au moment de rentrer à l’appartement et de découvrir le cousin de Sébastien venu squatter mon home sweet home !

Titre du billet Episode 4 - La féérie de Noël
Posté le samedi 22/12/2007 à 20h40 RSS signifie Really Simple Syndication

Dans la rue résonnait un chant de Noël. Encore quelques achats pour clore la matinée et enfin terminer la longue liste des cadeaux de fin d’année. Pas si grande que ça à vrai dire mais déjà trop longue pour un si petit budget !

Je regardais la vitrine d’un chocolatier tout en calmant mon envie de sucreries par le prix exorbitant de leurs friandises.
Un chocolat chaud ! Voilà ce qu’il me fallait pour me reposer.

Un petit café dans une ruelle isolée laissait s’échapper une atmosphère paisible. Il était relativement vide en cette matinée comparé à la foule dense de l’extérieur, sur les grands boulevards. La petite banquette verte du fond fut mon refuge, loin de la folie des achats. Mes paquets à peine posés sur le skaï, un serveur pris ma commande : un grand chocolat bien chaud avec du sucre. La vitre contre laquelle j’étais posé arborait ses décorations blanches : sapins, bonhommes de neige et guirlandes en tous genres.

Dehors, un musicien de rue rangeait sa guitare, tout contre la vitre. Sans trop savoir pourquoi je frappa contre la paroi et lui fit signe de rentrer.


« -Oui ? dit-il gêné alors qu’il était face à moi quelques minutes plus tard
-Il fait froid, j’ai pensé que vous voudriez peut-être boire un chocolat… »

Il eut un large sourire tout en s’asseyant. Sa guitare était contre lui et vite il ôta son épais blouson noir.

« -Vous êtes le premier que j’ose inviter à partager un chocolat ! »

Son sourire revint et pendant plus d’une heure nous discutâmes de lui, de sa passion pour la musique, de son activité pour gagner un peu d’argent.

« -Vous me jouez un morceau ?
-Là ? Dans le café ?
-Oui… pourquoi pas !? »

Il pris sa guitare et de ses yeux noirs profonds il jeta un œil sur le café quasi-désert pour regarder si quelqu’un allait être dérangé par sa ballade.
Les premières notes furent timides puis sa voix s’ajouta à la mélodie. Je voyais dans mon champ de vision le serveur accoudé au comptoir qui nous regardait.

Après quelques chansons, il s’arrêta. Tout en souriant, il me dit qu’il devait partir. Il se leva et pris sa guitare après avoir remis son sweater et sa veste.

« -Merci pour le chocolat ! Au revoir.
-Je ne connais même pas votre prénom ! lui dis-je »

Il me regarda puis sorti du café alors que je restai dans l’inconnu de son identité. Seul son mug vide sur la table signait sa présence déjà révolue. Je ne le reverrai pas, c’était ma certitude.

Seul sur mon fauteuil couleur émeraude, je songeais à l’heure et demie passée avec un inconnu. Ce jeune inconnu brun aux cheveux bataille. Ce jeune inconnu brun aux mains blanches. Ce jeune inconnu brun au sourire large.

Je me mis à sourire à mon tour ; au milieu d’une capitale aux visages fermés malgré les fêtes approchantes.

Titre du billet Episode 3 - Amanda Lear ?!
Posté le jeudi 13/12/2007 à 20h58 RSS signifie Really Simple Syndication

RAPPEL : commence à l’épisode 1
Indy et Julien ont couvert l’inauguration d’un nouveau bar gay : ‘’le Complexe’’. Indy a alors réalisé ses premières interviews… pas toujours brillantes.



Dès le matin, Sébastien écoutait du rock à fond sur son ordi. Ce qui me réveilla, c’est le moins qu’on puisse dire !

« -Oh !!! Le rock dès le matin c’est indispensable ?
-Ca couvre le bruit de la musique du voisin du dessus ! »
Sébastien coupa le son. Depuis l’étage du dessus s’évaporait une musique latino.
« -C’est quoi ? demandais-je
-Le gagnant de la star avec’ brésilienne sûrement… Alors bon Indy tu m’excuses mais le rock paraît indispensable !
-Ah ?! On devrait dénoncer le voisin au syndic, c’est sûrement interdit de tels goûts… »
Sébastien ria. Il ajouta
« -Le brésiliens sont jolis alors ça va.
-Ouai… »


Le travail au magazine se déroulait à merveille. Parfois pénible pour différentes raisons mais globalement intéressant. Je commençais à mieux connaître Julien, ça aussi c’était un bon point !

Arrivé au bureau, je m’assis directement. On m’avait aménagé un petit coin : c’est à dire une petite table dans un recoin, dos à une affiche d’un DVD porno. L’idée d’être assis contre un poster d’acteur tchécoslovaque habillé de cuir me perturbait assez.

A l’agenda aujourd’hui : une manif pour une égalité des droits. Léger.
La matinée était passé à écrire un article pour le site web et à répondre au téléphone. Pas vraiment passionnant.
Julien arriva vers midi. Il entrouvrit la porte d’entrée.

« -Tu viens manger avec moi ? dit-il avec son sourire désarmant
-Ouai ! Avec plaisir ! »

Dans la rue, Julien me tendis un casque pour grimper sur son scooter. Les vitrines affichaient les décos de Noël.
Le trajet fut trop court. Beaucoup trop court. Un trajet collé à Julien, les bras contre lui, c’est toujours trop court. En moi-même je pensais que j’étais plus grave qu’une ado pré-pubère…

Arrivé au resto, je découvris en fait que c’était le bar de mon premier reportage : ‘’le Complexe’’. Il faisait apparemment brasserie le midi. Sumo nous accueilli. Il mangea même avec nous. J’aurai bien aimé un faux-tête-à-tête avec Julien mais bon…

De toute façon le déjeuner ne dura pas longtemps car la manif nous attendais.

Julien vint couvrir la pseudo manif avec moi. Par manif il faut véritablement entendre un petit groupe de gays et une banderole qui revendiquent plus de droits. Alors que Julien interrogeait un manifestant, une main se posa sur mes fesses et les serra.

« -Eh !?!?
-Eh bien bijou ? J’suis sûr(e) qu’elles en ont vu d’autre » dit une femme à la voix pouvant faire pâlir Amanda Lear. Et pour cause : j’ai de (très très) forts soupçons sur le fait que cette palpeuse de fesse soit une femme.

Julien rigola. Il me tendis un casque alors qu’il/elle s’en allait déjà après m’avoir lancé un bisou dans les airs.
« -Reste pas bugué comme ça ! C’est pas si grave ! dit-il
-Je n’ai pas bugué… je suis… perplexe ! »

Il souri et me déposa chez moi. Après lui avoir proposé de monter faire un tour, tout en réfléchissant à l’état déplorable de ma chambre, il s’en alla en déclinant poliment mon invitation. Tout en démarrant, il me dit de ne pas oublier l’expo d’une artiste lesbienne le lendemain.

Titre du billet Episode 2 - Le complexe
Posté le vendredi 07/12/2007 à 19h45 RSS signifie Really Simple Syndication

Indy a découvert son nouveau job pour un petit magazine gay. Il a surtout fait la connaissance de ses collègues : son patron Fred et l’autre ‘’journaliste’’ très sexy : Julien.


J’avais mis une chemise rouge et un pantalon blanc. L’inauguration de ce bar gay à Paris était ma première mission de journaliste (si on peut dire). J’attendais Julien devant la porte de l’établissement où la musique résonnait à fond et où s’engouffraient bon nombre de jeunes délurés.

Julien arriva en scooter. Il ôta son petit casque. Il portait un blouson serré avec un sac à dos et un jean délavé.

« -Désolé du retard. J’ai dû passer au bureau prendre la caméra.
-La caméra ? demandais-je
-Oui… ça nous arrive de faire des reportages vidéo pour une télé partenaire. T’inquiète, tu passeras bien à l’écran.
-C’est pas dans le contrat
-Non mais Indy c’est une webtélé. Un petit truc. Allez hop, on y va. »

Il s’approcha de moi et déboutonna un bouton de ma chemise
« -Monte un peu de torse, ça passera tout de suite mieux ! »
Il rigola et fonça vers l’entrée du bar. Arrivé à la porte il se tourna vers moi.

« -On s’éternise pas trop. N’oublie pas que le bar s’appelle ‘’le Complexe’’ et que le patron est Sumo. Tu apprendras vite à le connaître, c’est un sacré phénomène. »

Effectivement le ‘’Sumo’’ en question portait assez bien son surnom. Un surpoids assez visible dirons nous…
Le bar était surpeuplé et surchauffé. Julien semblait connaître beaucoup de monde à l’intérieur et en particulier le propriétaire qui nous accorda ce qu’on peut qualifier une interview lorsqu’on est très indulgent.
Autrement dit, ce soir là il eut à répondre à huit questions que même un élève de quatrième aurait mieux formulé que moi. Julien tenait la caméra et fut indulgent à mon égard. De mon côté je m’enfonçais au fur et à mesure que mon entretien devenait pitoyable jusqu’à la délivrance : le champagne d’inauguration qui mit fin au calvaire. Julien me sourit.

« -On fera un montage. Les entretiens dans ces conditions c’est hard »

Le champagne coula. Moi et Julien déambulèrent un peu dans le bar étroit et burent une coupe. Après trois heures de présence, quelques entretiens un peu meilleurs et un lancement de vidéo filmé en extérieur à la hâte, Julien enfourcha son scooter et je pris la direction de mon appartement.

Tout en marchant dans la nuit, je repensais à soirée qui avait été dure et à la journée à venir qui serait pire : faire le montage de cette horreur audio-visuelle. Heureusement que le petit bureau me permettrait d’être tout à côté de Julien.

Titre du billet Episode 1 - Nouveau départ
Posté le dimanche 02/12/2007 à 18h20 RSS signifie Really Simple Syndication

« -Debout feignasse ! »
Sympa dès le réveil. Seb, mon colocataire, venait juste de me lancer un oreiller sur le visage. Je regarda le réveil : 7 heures 50. Ouh la vache ! J’avais mon premier jour à mon nouveau job aux alentours de 8 heures. Heureusement pas loin mais tout de même.

Assis dans mon lit, la couette sur mes jambes, je grattais mes cheveux bruns en pagaille de la main droite, main gauche sur le lit à me retenir. C’est ce qui s’appelle un réveil rapide et brusque. Très vite debout, en boxer rouge, il me fallait trouver quoi mettre. Un boxer propre vite enfilé, un jean et premier tee-shirt trouvé allaient faire très bien l’affaire.


« -Tu veux un café ?
-Non mais Seb tu déconnes ? J’ai rendez-vous pour les job dans dix minutes ! »

Heureusement que Sébastien est un ami depuis longtemps parce que sinon comme coloc je le claquerai bien parfois…


Marchant d’un bon pas dans la rue, je repensais à ce que j’allais dire pour ce premier jour. Un truc du style : « bonjour à tous et à toutes, moi c’est Indy ». Ouai, bon début… Restait plus qu’à trouver la fin alors que le bureau où je devais exercer mes talents journalistiques approchait à grand pas. Ca continuerai comme ça : « ça va bien ? ». Classique mais efficace.
La semaine dernière j’avais été embauché pour faire quelques articles au sein d’un organisme de presse gay. Pour un magazine et sa version Internet. Vu la misère que j’étais payé, je me doutais bien que niveau nombre de lecteurs ce n’était pas Paris Match…

J’étais rendu devant la porte. Huit heures à peine passées et la respiration saccadée par tant de marche rapide. Interphone : je sonne.

L’endroit du rendez-vous était minuscule. Un petit immeuble sur un grand boulevard de Paris avec un petit étage pour nous. Le petit vestibule d’entrée donnait sur une salle que je supposais être ‘’de vie’’ vu la cafetière et la table (sans oublier la plante verte, essentielle dans le décor). Dans une autre pièce étroite il y avait un ordinateur et pas mal de papiers. Une salle de bain terminait le tour du propriétaire.

« -Salut Indy ! dit Fred, le ‘’patron’’ en m’ouvrant la porte. Quel canon ce type ! C’est lui qui m’avait embauché.
-Salut ! »
Et flûte… je ne me souvenais même plus de mon speech préparé en venant.
« -Ca va ? hasardais-je.
-Très bien. Voici Julien, l’autre journaliste qui bosse ici. L’équipe est au complet, nous sommes trois sur ce site. »

Comment caractériser Julien ? Une sorte de bombe sexuelle. Oui, c’est pas mal résumé… Grand brun, yeux marron, barbe naissante, pull léger qui colle et ce je ne sais quoi qui m’attire.

Julien me serra la main. Il fallut vite se mettre au travail. Le journal était modeste, ça je le savais mais il voulait traiter beaucoup de sujets. Tant mieux, j’avais bien envie de faire mes preuves. Une mission m’était même confiée dès le soir même : aller à l’inauguration d’un bar gay dans le quartier. Julien devait être aussi de la partie…

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