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Les aventures d'Indy

Désormais, retrouve les nouvelles aventures d'Indy en cliquant ici

Indy, la vingtaine, parisien et gay affronte la vie au fil d'aventures parfois mouvementées.

Il est accompagné de
Sébastien son colloc ; de Julien son collègue au magazine gay ; de Sumo le patron du bar gay "Le Complexe" ...
et bien sur de Jun, son meilleur ami.

Album photos de indysansjones

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Conseil : commence par le premier épisode !

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Comme toutes les histoires il y a du faux
Comme toutes les histoires il y a une part de l’auteur. Comme l’auteur c’est moi, l’histoire contient des bouts de moi, mon prénom, des expériences, des traits de caractères.
Comme tous les jeunes de vingt ans, ma vie réelle et l’histoire d’ici sont ponctuées d’amitiés, d’amours, de déceptions (rares).
Il n’est pas tout à fait moi mais comme Indy reste Indy, nous sommes indissociables.

Le blog est décomposé en unités d'énonciation datées, appelés billets ou articles / The blog is broken up into dated units of stating, called tickets or articles Mes Billets/Articles

Titre du billet Episode 38 - Brisé
Posté le dimanche 13/07/2008 à 17h35 RSS signifie Really Simple Syndication


Pour faire une surprise à Benjamin, j’ai décidé d’aller sur son lieu de travail. Je connais l’emplacement de son cabinet et j’y suis allé directement. Les hôpitaux ont une odeur très particulière.

Arrivé à sa porte, j’ai frappé quelques coups secs en annonçant que c’était moi. J’avais pris le soin de vérifier à l’accueil qu’il soit là et sans rendez-vous. Après quelques secondes sans qu’il ne réponde, j’ai décidé d’ouvrir par moi-même la porte.

Benjamin reboutonnait son pantalon, attrapant sa ceinture. Derrière lui, un jeune homme restait tout penaud, réajustant sa blouse d’infirmier.

Le passé, de nouveau pouvait resurgir. Sans vouloir en savoir plus, je suis parti en courant dans les couloirs, Benjamin criant derrière « Indy, ce n’est pas ce que tu crois ! ». Ce n’est jamais ce que la moitié trompée croit.


Pleurant dans le métro, je suis allé voir Jun à son travail. Quelle fidélité est meilleure que celle de l’amitié ? Jun ne savait pas vraiment quoi dire.
« -Il t’avait déjà trompé et c’est pour ça que tu l’avais quitté. Tu as pris un risque en te remettant avec lui. Je suis désolé pour toi Indy, j’ai du mal à savoir quoi faire pour te remonter le moral. »

J’ai finalement décidé d’aller dans le bar de Sumo. Après tout, dans les films, les chagrins ont l’air de passer avec de l’alcool. Sumo a refusé que je boive, je peux l’en remercier.

Jun et Sébastien sont arrivés.
« -Il te trompe sans fermer la porte ?
-Sébastien... ce n’est pas vraiment le problème là ! a répondu Jun. Indy, on va s’occuper de toi ! Tu vas voir, on va te changer les idées et tu vas passer un très bel été ! »

Titre du billet Episode 37 - Etre deux et ne faire qu'un
Posté le samedi 12/07/2008 à 20h28 RSS signifie Really Simple Syndication


Benjamin avait décidé d’une soirée romantique, juste lui et moi. J’étais allé chez lui et nous avions dégusté ce qu’il avait fait venir de chez un traiteur.

La soirée s’était poursuivie sur le canapé, à nous embrasser comme deux ados qui découvrent les premiers émois. Ma main gauche a caressé son torse légèrement poilu et Ben a frissonné. Il a laissé ses mains explorer mon dos pendant que son souffle imprégnait mon cou qu’il embrassait ici-et-là.

La musique douce du disque sélectionné accompagnait nos mouvements. Très vite, nous nous sommes retrouvés en tee-shirt, puis en sous-vêtements. C’est ce soir là que nous avons décidé de laisser le préservatif.

J’ai confiance en Benjamin, malgré notre histoire, et lorsqu’il a voulu en attraper un, j’ai pris son bras pour lui faire comprendre que le moment était venu de passer la marche supérieure.

C’était un acte de foi et je crois que jamais nous n’avions fait l’amour avec tant de forces. Ce n’était pas un acte purement sexuel mais l’aboutissement d’un parcours. Etre à deux et ne faire qu’un.

L’osmose magique des couples qui redécouvrent les sensations perdues. L’excitation particulière de savoir que rien ne nous sépare, pas même un morceau de latex.

Ses mains sur mes cuisses, le moment suprême est venu. Entièrement en moi, toute l’énergie de Benjamin s’est rassemblée dans un ultime mouvement, un ultime moment. Dans un cri d’orgasme, il explosa dans mes entrailles.

Après une douche froide comme il en a l’habitude, il s’allongea à mes côtés et nous avons dormi comme des anges, libérés de tout.

Titre du billet Episode 36 - Suite et début
Posté le vendredi 11/07/2008 à 14h30 RSS signifie Really Simple Syndication


« -Je propose celle-ci pour la couverture.
-Oui, d’accord. C’est un bon choix. » avait répondu mon patron.

Après la séance photo de l’autre jour, j’avais déjà bien progressé sur mon article. Julien m’aidait pour rédiger le dossier central et il avait participé à un micro-trottoir pour savoir pourquoi les gays fantasment sur les cités, pourtant lieu des pires homophobies.

« -Il fait assez cité, tu crois ? m’avait demandé mon patron. Un peu trop blanc, non ?
-Il vient d’Annecy, s’appelle François et est hétéro alors comme jeune de banlieue on fait mieux mais ça permet de casser le cliché aussi. Banlieue ne rime pas avec rebeu. Ah si, ça rime. »

Sur la photo sélectionnée pour la couverture, le modèle portait une veste de survêtement ouverte sur un torse imberbe. Il suffisait d’une casquette et d’un mur de brique pour mettre dans l’ambiance.


Pour déjeuner, je devais rejoindre Jun en ville. Je m’étais fait une salade sans sauce, histoire de me donner bonne conscience après le gras que j’avais pris chez Ben la veille.
« -Toujours pas de petit boulot ? m’a demandé Jun
-J’attends. J’ai servi chez Sumo mais c’est tout. On m’a proposé des trucs aux horaires impossibles. »
Sautant du coq à l’âne, il m’a demandé
« -Et Seb ? Toujours les cheveux bleus ?
-Il tente de les retrouver châtain-blond, ce qu’il pourra retrouver en fait ! En ce moment c’est plutôt couleur ‘‘jean délavé’’. Il ne veut pas aller chez le coiffeur donc il attend. »

Sa tension du moment qui le faisait chiffonner un papier sans relâche et enchaîner les questions sans tenue s’est expliquée.
« -Dis-moi Indy... j’ai rencontré quelqu’un et j’aimerais bien que tu le voies. »

Titre du billet Episode 35 - Clichés
Posté le jeudi 10/07/2008 à 11h51 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy s’est rendu sur une séance photo, pour le compte du magazine gay où il travaille.



Après la séance à laquelle j’avais assisté, François, le modèle, a pris un verre avec moi dans un café neutre.

« -Tu fais souvent des séances photos ? avais-je demandé en guise d’introduction.
-Je suis mannequin donc, oui...
-Oh, bien sur. Je suis excellent interviewer ! Excuse-moi pour cette question idiote. Je voulais savoir si tu fais autre chose à côté.
-L’idéal serait de vivre des photos. Je compte sur ton mag pour me faire connaître sans être catalogué. Pour le moment je fais aussi des petits boulots.
-Tu es de la région parisienne ?
-Pas du tout, d’Annecy. Je suis de province. »

Je me disais que pour des photos censées être de ‘‘racailles’’, nous étions loin.
« -Tu as grandi en cité ?
-Non plus. Je pose devant un mur pour ton mag avec une casquette mais c’est tout. Désolé, je sais que je ne suis pas exactement ce que ton boss recherche. Je ne suis ni beur, ni gay.
-Ca sera l’occasion de jouer sur les clichés tout en faisant semblant de s’en moquer. »

Cheveux clairs, peau blanche, yeux bleus, j’avais bien vu qu’il n’est pas dans le standard maghrébin. François était un gars sympathique et sa rencontre m’a fait comprendre l’illusion des images.

Mon patron allait devoir se contenter de ces photos. Moi, je quittais François pour rédiger le début de mon article après avoir encore discuté avec lui.

Titre du billet Episode 34 - Séance photo
Posté le mardi 08/07/2008 à 17h45 RSS signifie Really Simple Syndication


Dans la salle de bain, sous la douche, Sébastien se frottait les cheveux avec son shampoing autant qu’il pouvait. Il regrettait l’idée de s’être fait teindre la crinière en bleu et tentait de retourner à une couleur plus classique.

Je n’avais pas eu le courage d’attendre qu’il termine et j’étais juste entré me brosser les dents.
« -Désolé Seb mais on m’envoie tôt sur une prise photo.
-Je veux perdre ces cheveux bleus, Indy ! Un ado m’a traité de pokémon au bar. Ils sont odieux les gamins de nos jours !
-Tu étais et tu es encore bien pire, crois-moi. A plus ! »

La séance photos avait lieu dans le Nord de Paris et je m’y étais rendu avec mon carnet pour prendre quelques notes. Sur place, il n’y avait qu’un modèle -qui allait se retrouver dans le magazine pour lequel je travaille- et un photographe.

« -Bonjour, je suis Indy. Je pensais trouver plus de monde...
-C’est une séance pour un papier gay, pas pour Vogue. J’ai déjà travaillé pour vous, ne vous inquiétez pas, c’est rôdé. Le mannequin s’appelle François. »

François, j’ai d’abord trouvé que ça ne faisait pas très ‘‘cité’’ puisque pour coller à la mode, le magazine voulait un dossier sur les racailles. Le photographe a donné au modèle un collier militaire américain, du moins une reproduction.

« -Oui, voilà, sois viril ! Regarde-moi en coin, oui c’est bien. La peau un peu luisante, c’est mieux, c’est bien. » Disait-il tout en prenant des tas de photos.

Avant une seconde série, le photographe vint vers moi.
« -Je te tutoie, hein ? Tu diras à ton boss que vu l’urgence de la commande, je n’ai eu que lui comme modèle. Blanc aux yeux bleus et imberbe, ce n’est pas ce qu’il avait demandé mais pour trouver un maghrébin j’avais besoin de plus de temps.
-Ce sera très bien, tant qu’il y a les typiques du genre.
-Là on a fait le collier militaire et on va faire avec capuche et style méchant. Si j’ai bien compris, il faut un dominateur. »

Il avait bien compris. François, le modèle, a accepté de répondre à quelques questions après son shooting pour pouvoir agrémenter mon article et le dossier sur les attirances gays envers les cités.


Titre du billet Episode 33 - Et on démarre une autre histoire
Posté le lundi 07/07/2008 à 17h14 RSS signifie Really Simple Syndication

Avant une soirée karaoké au ‘‘Complexe’’, le bar de Sumo, Seb a eu l’idée de se teindre les cheveux en bleu. Il étalait une chevelure fluo que jamais je n’aurais osé me faire.

« -Ce n’est pas un peu trop voyant ? Avais-je hasardé.
-C’est jeune, c’est frais !
-C’est très homo. Avais-je rétorqué.
-Tu trouves ? dit Seb avec une pointe d’anxiété
-De toute façon, personne ne doute de ta sexualité quand on te croise. »

Cette dernière phrase, signée Jun, était comme un coup de grâce. Le glas qui sonne pour achever la bête à terre. (J’exagère juste un peu).


C’est alors que Ben est arrivé. Je pense que nous nous sommes embrassés comme le font les couples quand ils énervent les célibataires. Ben, très sérieux, a demandé à Sébastien.
« -Original la couleur, tu vas voir un match de foot ? »

Après avoir jeté des injures contre nous trois, j’ai expliqué à Benjamin qu’il n’y avait aucune raison pour la couleur, juste son plaisir.


Nous sommes allés au karaoké. Dès l’entrée, Gérard Blanc dans la stéréo nous a mis dans l’ambiance. Sumo nous a réservé un accueil particulier, privilège des proches.
« -Tu t’es fait une petite couleur Sébastien ? Tu vas pouvoir postuler pour l’élection de ‘‘Mister Complexe’’ ! Avait-il balancé. »


Le problème de ces soirées karaoké c’est le nombre de massacres de chansons commis par des groupes d’amis qui n’ont peur de rien.

Nous y avons cédé. Poussés par Sumo et Sébastien, Jun et moi sommes montés sur scène pour réinterpréter Grace Jones. Les limites doivent tomber en même temps que la nuit.

Titre du billet Episode 32 - C'est techno parade ?
Posté le mardi 01/07/2008 à 15h47 RSS signifie Really Simple Syndication


« -C’est sobre cette année, non ? avait dit Seb en arrivant à la gay pride.
-Il y a des couleurs, avais-je répondu.
-Pas très excentrique. J’aurais du mettre mon pantalon vinyle.
-Pour suer comme une baleine ?
-Juste derrière toi Sébastien… Ca devrait te convenir. Avait indiqué Jun avec un léger signe de la main. »

Un homme d’un certain âge, ventru, barbu, se baladait avec un béret, une cape noire, des bas-résilles et des talons-aiguille compensés d’une hauteur vertigineuse. Son slip arborait les couleurs de l’arc-en-ciel.

Le regardant ostensiblement, Seb lança tout fort.
« -Voilà ce que j’attendais ! On est là pour s’amuser. Les revendications, laissons ça aux politiques devant. »


Comme les autres années, la gay pride a été l’occasion d’un défilé de plus ou moins bon goût. Le rose s’est trouvé en bonne place des couleurs majeures, sans surprise.

Seb a trouvé à draguer un jeune homme portant des ailes d’ange. Jun, lui, a plutôt profité pour discuter avec les associations de passage et a du repousser plusieurs propositions d’hommes parfois alcoolisés.

Sumo m’appela pour me demander de passer faire un tour à la fête qu’il organisait dans son bar. C’était déjà prévu à notre programme.

Titre du billet Episode 31 - Pré pride
Posté le samedi 28/06/2008 à 12h16 RSS signifie Really Simple Syndication


Nous nous étions préparés pendant cette semaine là pour la ‘‘Marche des Fiertés’’, autrement dit : gay pride.

J’avais profité du début des soldes pour faire des courses avec Jun et Sébastien. Ce dernier voulait trouver un tee shirt flashy pour pouvoir être bien repéré. Il avait trouvé son bonheur dans une boutique de tecktonik avec sur un tissu vert fluo, un motif en relief composé de plastique scintillant. Il était à dire vrai très dans le style gay pride. Il avait un short violet avec des étoiles.
« -Tu pourras le revendre aux danseurs de Sheila… »

Pour Jun, les choses étaient plus simples. A son image, il voulait un vêtement sobre et il avait décidé de piocher dans sa garde robe.


Pendant que je sélectionnais ma tenue, Sébastien feuilletait une revue.
« -Regardez ça ! Beckham a fait une nouvelle pub. Il me donne envie de remettre des slips ! »

J’avais opté pour du sobre moi aussi. Tout étant relatif, j’entends du sobre pour une gay pride, ce qui pour un enterrement ne serait pas tout à fait sobre.

« -Dis donc Indy, fait gaffe, on pourrait voir un téton !
-Aucun risque Seb, je ne veux pas te voler ton fond de commerce ! »

Une Marche des Fiertés de plus qui s’annonçait. Avec Seb et Jun, elle ne pouvait être que colorée arc-en-ciel !


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Titre du billet Episode 30 - Indy, king of desert
Posté le vendredi 27/06/2008 à 13h43 RSS signifie Really Simple Syndication


J’avais organisé une soirée ‘‘Priscilla, folle du désert’’ à l’appart avec Sébastien et Benjamin. Jun avait hésité à venir.
« -Si c’est comme ‘‘Pédale dure’’, non-merci ! »

Je lui avais assuré qu’il ne pouvait pas passer à côté de ce film culte. Je comprends son hésitation car la soirée ‘‘Pédale dure’’ avait été ennuyeuse à mourir. Nous étions tous les deux comme des larves sur le canapé à chercher le moment drôle mais nous ne l’avons pas encore trouvé.

Priscilla c’est un autre calibre ! Avant que ne commence le film à la TV, j’avais retrouvé Sébastien dans la cuisine.
« -T’as dragué un ex à la fête de la musique ?
-Tu sais Indy, c’est contre mes principes. J’ai juste pris des nouvelles. Comme tu t’es remis avec Ben, je me suis dit que je devais tenter, comme une expérience nouvelle. Mais nous avons juste parlé.
-Ca aussi c’est contre tes principes, de juste parler !
-Je me suis rattrapé après, don’t worry. »

Ben avait crié « ça commence » et nous nous étions tassés sur le canapé pour passer un pur moment de bonheur. Je voyais le film pour la quatrième fois sûrement.

J’étais tout contre Ben qui me parla un peu au milieu du film, en chuchotant.
« -Il paraît que tu as fait tomber un type dans la rue. C’est Indy le justicier ?
-Ce n’est pas tout à fait ça. Il s’est écrasé à mes pieds avec le sac qu’il avait volé.
-Chut ! avait lancé Seb
-Et ensuite, repris-je, j’ai mis un pied sur son dos, comme dans les films, pour l’empêcher de se relever. La femme a récupéré son sac et une voiture de police est passée au même moment donc ils se sont arrêtés.
-Chut ! avait re-lancé Seb
-Et donc voilà. Je crois qu’un japonais m’a pris en photo dans mon style Hooker ! »

Au terme du long-métrage, Jun n’a pas semblé regretter d’être venu. Le plus étonnant pour moi, c’est de me dire qu’avec lui je ne l’avais pas encore vu.

Tout le monde a dormi dans l’appartement. Jun sur le canapé, Sébastien dans sa chambre et Ben avec moi.


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Titre du billet Episode 29 - Fêtons les musiques
Posté le jeudi 26/06/2008 à 11h28 RSS signifie Really Simple Syndication


Je marchais dans Paris aux côtés de Jun, mon meilleur ami et de Sébastien, mon colocataire. Pour cette fête de la musique nous étions chanceux, il faisait un temps superbe. Le soleil doux de la fin d’après-midi caressait nos corps.

Benjamin avait été installer ses instruments pour jouer quelques morceaux au coin d’une rue. Le plaisir de ce genre de fête est de découvrir les styles, les talents. Quand le soleil se met aussi au rendez-vous alors la soirée ne peut être que belle !

Sébastien pestait après un commerçant. Dans la rue, il était passé trop près d’un mur et avait déchiré son tee shirt. Bien sur, il injuriait à distance, nous étions déjà partis. Sébastien est peut-être un prince pour râler mais certainement pas un roi pour affronter.

Jun lui a dit :
« -Comme dit le proverbe de mon pays, ‘‘c’est ta faute et non celle du courant quand tu tombes à l’eau…’’
-Hein ? Qu’est-ce qu’il dit ?
-Je dis simplement Sébastien que si tu as déchiré ce tissu c’est ta faute et non celle du mur. »

Sébastien avait marmonné quelques paroles habituelles tout en tenant son tee shirt à peine abîmé.


Ben était déjà installé et jouait son premier morceau quand nous sommes arrivés. Les gens sont passés, se sont arrêtés, sont repartis. Certains sont restés plus longtemps, se sont assis parfois.

Avec Jun, nous avons assisté à tout son concert. Sébastien a déserté avant le milieu pour draguer un de ses ex (ce qui pourtant est totalement contraire à ses principes fondateurs !).

Je ne pouvais détacher mes yeux de Benjamin. Au crépuscule, sous un lampadaire. La musique résonnante. Les passants, pions vivants. A ce moment là, c’est la fierté qui m’a empoigné.


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Titre du billet Episode 28 - Préludes
Posté le vendredi 20/06/2008 à 13h46 RSS signifie Really Simple Syndication


L’avantage de mon travail au magazine est ma capacité à me libérer des temps dans la journée. Ainsi quand Sumo m’a appelé pour l’aider au service du midi dans le côté brasserie du ‘‘Complexe’’, j’ai aisément pu m’y rendre.

Le petit soleil de fin de matinée descendait en fines notes sur mon visage pendant que je foulais les pavés qui n’en sont plus, les manifestations étant passées avant moi.

Je repensais au repas avec Benjamin, dans un petit restaurant bien caché. A Paris aussi il peut rester des endroits secrets, où l’on oublie un instant la ville-monde pour ne regarder que l’océan dans des pupilles.

Après le repas, chez Ben, nous avions scellé nos retrouvailles par une communion majestueuse de nos deux corps en fusion.


A la brasserie, Sumo n’avait pas vraiment besoin d’aide tout compte fait. Je m’étais entraîné pour servir un peu, quelques plats. J’avais surtout été payé, de quoi me permettre de souffler un peu dans une période clairement rouge.

Jun était derrière son comptoir de verre. J’étais passé le voir après le service.
« -T’es mignon derrière tes sandwiches !
-Tu bosses jamais toi ?
-J’en revient. J’ai été aider Sumo.
-Je veux dire : ton vrai travail, tu sais, pour un magazine gay. Dit Jun avec son sourire espiègle.
-Tant que j’écris c’est bon, je suis tranquille. De toute façon, il faut bien que je vive ! »


Alors que j’allais décrocher du stand de Jun, une femme s’est mise à crier au loin.
Elle courait après un homme qui vraisemblablement lui avait volé quelque chose. Un passant lui faisant un croche-patte, le voleur à l’arrachée est venu s’écraser juste à mes pieds.


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Titre du billet Episode 27 - Sans rancune
Posté le jeudi 19/06/2008 à 22h13 RSS signifie Really Simple Syndication


Depuis quelques jours j’attendais que quelqu’un daigne m’appeler pour m’embaucher, en plus de mon job au magazine. J’avais postulé pour quelques emplois et Jun avait donné ma candidature pour vendre des sandwiches avec lui.

La bonne nouvelle est venue en milieu d’après-midi quand Sumo m’a proposé de servir dans son bar lors d’une soirée. Bien que n’ayant jamais servi dans un bar, j’imaginais que la tâche ne devait pas être trop compliquée.

A midi, faisant un détour par chez moi, j’ai trouvé Seb penché sur le canapé. Il se tenait la jambe et tentait d’atteindre son portable.

« -Sébastien ? Tu fais quoi ?
-Indy, tu vas me sauver ! Je me suis bloqué la cuisse en faisant mon sport. »

La télé diffusait un DVD de gym sur fond de musique tecktonik.

« -Tu t’es bloqué en dansant ? Je devrais prendre une photo, c’est très drôle ! »
Il grommela quelques paroles dont je devine la teneur.

« -Indy, appelle Benjamin.
-Tu détestes Benjamin et tu me dis de ne pas me remettre avec lui.
-Indy… dit-il dents serrées. Il est médecin, je suis bloqué donc s’il te plait. »

J’avais joint Ben sur son portable et il était arrivé dans l’heure qui suivait. Le baiser sauvage qu’il reçut pour accueil a clarifié la situation : je considérais de nouveau que nous étions en couple.

« -Où est le blessé ?
-Juste là, comme un flan sur le canapé ! avais-je dit en riant. Rooo, ce n’est pas méchant. Il vaut mieux en rire, tu sais ! »

Benjamin a tiré sur sa jambe deux ou trois coups et a du remettre un nerf en place. Après un craquement, Seb pouvait de nouveau se déplacer. Il a brièvement remercié Benjamin et est parti prendre sa douche.

« -Puisque apparemment nous sommes officiellement de nouveau en couple, acceptes-tu un dîner en ville ce soir ? demanda Ben, mains sur mes hanches.
-Volontiers. »


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Titre du billet Episode 26 - Fautes (a)typiques
Posté le mercredi 18/06/2008 à 13h39 RSS signifie Really Simple Syndication


Comme certaines envies, celle de vomir m’était passée. Benjamin était venu me voir, j’avais trouvé ça très gentil de sa part. Je soupçonne la soirée de ses parents de m’avoir rendu malade (les petits-fours sûrement !).

Nous avions passé la soirée ensemble et il avait dormi sur le canapé. Le lendemain matin, lorsque Sébastien –mon colocataire- est rentré, il est directement venu me voir dans la salle de bain.
« -C’est Ben qui dort sur le canapé ?
-Ca te gêne ?
-Tu t’es donc remis avec lui, Indy ? Il n’y a vraiment plus que toi pour faire ça. La rue est pleine de mecs ! T’as trente ans de retard Indy pour retourner avec un ex. C’est une erreur…
-Seb…
-Il t’a trompé et il recommencera. Crois-en mon expérience.
-Quelle expérience ?
-Je n’en sais rien ! C’est une phrase toute faite mais réfléchis à ce que je dis ! »

Sébastien ne peut pas comprendre les relations de couple puisqu’il ignore le mot : couple.
Faisant ce constat, je ne peux pas lui en vouloir de sa brutalité ou de sa bêtise.

J’avais réveillé Ben par un petit baiser sur la joue et il s’était tourné vers moi, dans le soleil du matin, en s’étirant. J’allais mieux, c’est certain.

Après une douche froide comme il en a l’habitude, Benjamin était reparti.
Je laissais Seb seul à l’appart pour qu’il commence sa nuit.
Je devais quant à moi passer au journal pour rédiger un article et ensuite chercher un petit job d’appoint. Etre jeune dans une métropole quand papa n’est pas milliardaire, c’est s’assurer de ne pas devenir Crésus.

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Titre du billet Episode 25 - Malade
Posté le lundi 16/06/2008 à 14h10 RSS signifie Really Simple Syndication


Benjamin ne répondait pas au téléphone. Depuis le vernissage d’une expo payée par ses parents, nous ne nous étions pas revus.
J’étais agrafé au lit par une migraine doublée d’une envie de vomir persistante. En vain, j’avais voulu joindre Benjamin sur son portable. Jun, mon meilleur ami, m’avait conseillé -lors d’un détour par chez moi avant d’aller travailler- de l’appeler. Pour une dernière tentative, j’ai voulu directement le joindre au travail.

« -Hôpital européen Georges Pompidou, bonjour.
-Bonjour, dis-je d’une voix fiévreuse, je voudrais parler au docteur Benjamin de Clerc s’il vous plait.
-Ne quittez pas. »

La petite musique d’attente était fort mal choisie : un son des Antilles pour faire patienter des malades ou des personnes inquiètes pour leur entourage, c’est rassurant doivent-ils penser.

« -Allô ?
-Ben ? C’est Indy.
-Indy ? Qu’est-ce qui t’arrive ? Pourquoi appelles-tu ici ?
-Je suis malade… »
Ma voix traînait sur les ‘‘a’’, sans aucune énergie.
« -J’ai envie de vomir et j’ai très mal à la tête. Tu pourras venir me voir ?
-Bien sur mais tu devrais aller voir un médecin dans la journée.
-Tu es médecin ! Eh puis, j’ai pas vraiment d’argent pour faire venir un médecin et j’ai pas d’énergie non plus. Mais rassure-toi, je ne suis pas mourant non plus.
-Je suis censé finir tard. Je passe te voir dès que je peux. Appelle de nouveau si ça ne va pas mieux.
-Okay, merci. »


Ma journée s’était écoulée devant la télé, la couverture me grattant.
En fin d’après-midi, j’avais trouvé la force d’aller à la pharmacie pour acheter un anti-vomitif. La pharmacienne, dans un élan de lucidité devant mon visage lugubre avait dit :
« -Vous avez l’air bien malade… »

C’est certain que pour sortir dans Paris dans l’allure où j’étais, il fallait que je sois malade.

En revenant à mon immeuble, Ben était là, accroupi en train de chercher son téléphone.
« -Je me suis fait remplacer par un ami pour venir te voir. Je n’allais pas venir dans la nuit pour te réveiller…
-Oh Ben ! C’est si gentil ! »

Ne sommes-nous pas très sensibles quand nous sommes malades ? Un peu déconnectés aussi.

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Titre du billet Episode 24 - Soirée tunnel doré
Posté le samedi 14/06/2008 à 21h24 RSS signifie Really Simple Syndication


Comme prévu dans le colis envoyé le matin même, je devais rejoindre Benjamin à la Madeleine pour une soirée dont j’ignorais tout.

Comme demandé, aussi, j’étais habillé en conséquence sans en avoir trop fait.

Ben est arrivé après moi. Il est descendu d’un taxi juste à mes pieds, cravate en main. Mettant une main sur mes hanches, il m’a embrassé rapidement comme un couple normal que nous n’étions pourtant plus.
Tout en mettant sa cravate, il m’expliqua.

« -C’est la soirée artistique de mes parents. Tu sais, quand on veut se donner bonne conscience en faisant vivre des artistes. Ils en exposent quelques-uns et comme ma présence est quasiment obligatoire, j’ai préféré ne pas être seul. »

La soirée était visiblement chic mais dans un style étrange pour faire illusion de dépouillé et de simple. L’idée était sûrement de faire style ‘‘sans prise de tête’’.

Perdu dans la salle principale de l’expo où Ben m’avait laissé un instant pour poser ses affaires, je profitais du passage d’une coupe de champagne pour me servir.

Ben arriva par derrière et me glissa dans l’oreille, tout près.
« -J’ai rêvé cette nuit que nous faisions l’amour »

A peine avais-je eu le temps d’intégrer la phrase que sa mère arrivait à bras ouverts devant moi.
« -INDY ! Quel [bise] bonheur [seconde bise] ! Cela me fait plaisir de vous voir si primesautier après les dures épreuves passées…
-Les quoi ?
-Ne vous inquiétez pas, Benjamin m’a raconté pour votre père. Mon mari et moi avons bien pensé à vous et à votre famille. Vous m’excusez Indy, je dois aller voir un artiste. A tout à l’heure ! ».

Elle s’en allait dans sa robe glacée couleur vermeille après un large sourire honnête.
Benjamin qui était toujours juste derrière moi parla tout de suite, devançant mes questions.
« -J’ai peut-être un peu menti à mes parents en disant que ton père était gravement malade. Mais rassure-toi, il va mieux dans mon mensonge !
-Pourquoi aller raconter ça ?
-Pour expliquer tes absences à certaines occasions.
-La raison n’était-elle pas plutôt : ‘‘Indy m’a quitté car je l’ai trompé’’ ? »

Il eut sa tête de demande de pardon et c’est injuste car il sait que je ne peux pas y résister. Pourtant j’étais bien décidé à être en colère. Il essuierait mes foudres dans le taxi du retour.


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Titre du billet Episode 23 - Journée tunnel
Posté le jeudi 12/06/2008 à 21h23 RSS signifie Really Simple Syndication


C’est quand j’ai ouvert la porte pour sortir que j’ai vu le livreur qui avait son doigt sur la sonnette, prêt à l’activer. Le colis qu’il portait en express m’était destiné. Après avoir signé, j’ai tenté un trait d’humour.

« -J’espère que ce n’est pas un colis piégé ! dis-je avec un petit rire assez débile
-Hum. Bonne journée. »
C’est ce qui s’appelle prendre un blanc monumental.

En réalité, c’était un colis piège. Il contenait quelques branches de réglisse et un mot écrit de la main de Benjamin : « Ce soir devant la Madeleine à vingt heures. Habille-toi bien, c’est pour une soirée. »

Dans un premier temps ma réaction fut de me dire que j’étais généralement bien habillé. Puis, je me suis interrogé à savoir si je devais y aller ou pas mais l’idée me plaisant bien, j’ai convenu (avec moi-même) de m’y rendre.


Pour rejoindre la station de métro, branche de réglisse en bouche, je suis passé devant un kiosque à journaux. Un jeune éphèbe en costume-cravate avait mon magazine en main ! Plus précisément le magazine pour lequel je travaille et dont j’avais signé le dossier central.
C’est alors que j’ai tenté ce qu’on peut appeler un plan d’approche.

« -Bonjour. Je m’appelle Indy. C’est moi qui aie fait le dossier central du magazine, vous le lirez attentivement j’espère !
-Bonjour. Heu… je le lirai attentivement. dit-il en me regardant étrangement
-Super. »
Je ne savais plus quoi dire. C’était la journée pour moi de me payer des blancs monstrueux ou quoi ? Il ajouta.
« -Je dois y aller, je suis désolé. Faites attention, vous mangez une branche d’arbre.
-Non c’est de la réglisse, seulement les gens ne sont pas habitués à ce...
-Hey, dit-il calmement en me coupant. C’était juste un peu d’humour. Indy ?
-Okay. Je suis désolé, je...
-Au revoir. »

Il était déjà parti. Le kiosquier, que je connais un peu, dit en me regardant.
« -C’était la pire drague jamais vue ! Vous auriez du prendre son numéro, il a l’air d’être un timide. »

La journée s’annonçait très, très laborieuse. Quand même le vendeur de journaux se permet de vous faire une réflexion, c’est que la journée sera longue !


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Titre du billet Episode 22 - Recyclage
Posté le mardi 10/06/2008 à 21h10 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy a rendez-vous avec Benjamin, son ex.



Benjamin m’avait donné rendez-vous dans une rue parisienne. Aucun bar à l’horizon.
« -Re ! Finalement, tu vois, j’ai pensé qu’on serait mieux à rester chez moi.
-Tu habites là maintenant ? »

Ben m’a raconté l’histoire de son déménagement rapidement et la manière dont il s’est retrouvé ici. L’appart est simple mais très correct pour Paris. Benjamin avait prévu une sorte de buffet, le genre de truc à la mode.
« -C’est pour te monter que j’ai fait à manger mais tout en évitant de faire trop conventionnel ».
Il croqua dans une barre de carotte qu’il avait préparé. Comme chez le glacier l’autre jour, le dialogue était quelque peu poussif. Il me raconta un peu de sa vie, ce qu’il avait fait depuis notre rupture... du classique. Il n’avait pas oublié mes habitudes et m’avait acheté de la réglisse. J’avoue avoir aimé le geste.

Après un silence, j’ai hasardé :
« -Pourquoi veux-tu qu’on se revoit ?
-Car je veux que tu reviennes.
-Des mois sans nouvelle et d’un coup tu veux qu’on se remette ensemble ?
-Tu sais Indy… j’ai fait des erreurs et je le regrette. Je m’en suis excusé.
-Ton tee shit de cet après-midi pendant ton footing n’était pas judicieux. Tu sais, le mot. Tu m’as trompé Benjamin. Je t’ai quitté, l’histoire est close non ? »


Il a bien parlé. Il a très bien parlé. La rhétorique est peut-être un don pour certains. Il m’a expliqué l’amour, l’amitié, les relations, les gens, Paris, le monde, moi, lui, nous. Que sais-je encore !

Je ne suis pas parti tard, un peu mal à l’aise de la situation. Dans l’ouverture de la porte il a attrapé mon bras et m’a embrassé.
Il n’a souffert d’aucune résistance. C’est surprenant comment très vite on retrouve le goût des lèvres et l’art d’embrasser.

J’ai quitté l’immeuble encore plus perdu qu’avant. En marchant dans le frais, j’ai appelé Sébastien puisque Jun ne répondait pas.
« -Seb ? Toi le spécialiste, dis-moi : quand on embrasse quelqu’un ça veut dire qu’on est de nouveau avec lui ou pas vraiment ?
-Indy, Indy, Indy… Tu es le seul gay de Paris à encore embrasser et à te poser des questions ! Tu es vraiment fleure bleue ! Normalement quand on embrasse, on baise. »

Voilà exactement le genre d’appel prévu pour me rassurer mais Sébastien ne sait pas faire ça. Il sait prendre et jeter mais jamais recycler.


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Titre du billet Episode 21 - "Le monde est petit"
Posté le samedi 07/06/2008 à 20h46 RSS signifie Really Simple Syndication


Indy se pose des questions sur son avenir : doit-il recommencer avec son ex, Benjamin ?



Pour coller à l’actualité, au travail mon patron m’a demandé de constituer un dossier sur l’euro de foot 2008. Non pas un dossier technique sur les 4-4-2 ou autres stratégies sportives mais plutôt quelque chose sur les joueurs.

« -On n’est pas "France football". Tu nous mets des beaux gosses et c’est bon » m’avait-il dit.

J’avais du aller visiter les fiches de tous les joueurs pour découvrir qui était susceptible de figurer dans mon article. Julien, mon collège, m’a aidé dans ma tâche.



Pour rentrer chez moi, j’avais décidé de faire un tour le long des quais de Paris pour prendre un peu l’air.

Les événements sont étrangement faits. Je me demandais quoi faire pour le cas de Ben. Lui envoyer un texto et lui dire que le revoir me procurerai un grand plaisir ou effacer le message et ne pas le recontacter.
L’après-midi, j’avais même été sur un forum dans l’espoir de trouver des témoins aux expériences similaires. Cela n’a pas duré longtemps (sur le forum) car finalement aucun cas ne ressemble plus au mien que le mien et ne suis-je pas assez grand pour décider ?

C’était d’ailleurs ce que j’étais en train de me redire, un peu pour me convaincre moi-même (car on aime toujours les conseils extérieurs !) quand il arriva.

Paris : 10 millions d’habitants, des milliers de kilomètres de rues, des dizaines de quartiers et... Benjamin qui fait son footing sur le quai où je me promène. Les événements sont étrangement faits.

« -Indy ? Ca me fait plaisir ! dit-il essoufflé, les mains sur les cuisses.
-Salut Benjamin. Comment vas-tu ? Tu fais ton footing ici maintenant ?
-Oui… les quais c’est sympa. Tu as eu mon message ?
-Ton message ? Heu… »

Je pensais : pourquoi faire semblant de réfléchir ? Arrête de penser ! Arrête de penser que tu penses ! (ne faites pas comme si cela ne vous étais jamais arrivé !) J’ai alors dit un grand
« -Oui ! ... Je l’ai eu. J’allais répondre, bien sur.
-On peut se prendre un verre ce soir ?
-Tu sais Benjamin, je suis assez occupé en ce moment. Je dois monter un dossier sur les footballeurs sexy.
-Et ça prend du temps ? Cristiano Ronaldo en pleine page torse poil et c’est bon non ?
-C’est plus compliqué que ça. C’est un dossier technique… avec des…
-Tu mens Indy ! A ce soir, je t’appelle pour te dire où. »

Mes yeux ont glissé sur son bonnet noir, ont redescendu sur son visage que je crois connaître par cœur, sur ses bijoux, sa nouvelle montre, son pantalon de sport blanc avant de grimper droit dans ses yeux océan.

Il avait repris sa course après quelques pas en arrière à me regarder de ses yeux bleus.
Son tee-shirt s’imprégnait de sa transpiration. On pouvait y lire deux mots :
REBELLE, il l’était peut-être un peu.
Et… INFIDELE. Le passé me donnait une claque.

Titre du billet Episode 20 - Ex
Posté le jeudi 29/05/2008 à 21h21 RSS signifie Really Simple Syndication


Dans la rue, Indy se retrouve confronté à Benjamin, son ex.


Jun avait raison, mon ex copain était juste devant moi sur un banc. Inutile de partir, je n’allais pas faire celui qui fait semblant de n’avoir rien vu eh puis… lui, il m’avait vu !

« -Benjamin ! Quelle bonne surprise ! »
C’est horrible comme ma voix sonnait faux alors que je n’étais pas spécialement mécontent de le voir.
« -Indy… »
Il n’ajouta rien. Assez gênant comme début de conversation…
« -J’allais avec Jun acheter une glace.
-Bonjour Jun ! Laisse moi vous payer cette gourmandise, ça nous donnera l’occasion de parler. »

L’ambiance était aussi froide que mon pot de glace 0%. Je n’avais pas vraiment envie de raconter ma vie à mon ex. Petit à petit, les glaces ont fondues.
Au fur et à mesure de la discussion, je me demandais pourquoi j’avais un mauvais souvenir de Benjamin. Il me revenait à l’esprit un sac de bonnes choses.

Nous avons parlé sans vraiment que j’en dise beaucoup sur moi. Sa vie à lui n’avait pas vraiment changé.

Après s’être quitté, à peine une heure trente après les retrouvailles, je marchais avec Jun.
« -A ton avis, pourquoi je classais Benjamin dans le dernier tiroir ? Tu sais : celui où on met les affaires oubliées.
-Je ne sais pas Indy. Les classements dépendent de chacun. Les gens sont violents aussi.
-Comment ça ?
-A votre rupture, ton entourage gay n’a pas été tendre avec Ben. C’est incroyable d’ailleurs comment les homos peuvent être agressifs ! »

Mon portable vibra. Message :
« As-tu toujours le même num ? Si oui, veux-tu qu’on se revoit (sans Jun) ? J’ai aimé te parler. Ben. »

Dilemme : dire non et ne pas aller plus loin pour tourner la page où … poursuivre et prendre le risque de recommencer quelque chose avec quelqu'un qu’on a quitté ?


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Titre du billet Episode 19 - France : One point
Posté le lundi 26/05/2008 à 16h14 RSS signifie Really Simple Syndication


Sumo avait tenu à sa soirée eurovision. Jun avait attrapé un rhume sous la tente pendant ces deux jours de camping sauvage. Il n’était donc pas présent mais Julien était venu. Il s’était endormi pendant les votes, quelque part entre la Bosnie-Herzégovine et Andorre.

« -On va encore perdre ! C’est la Yougoslavie qui va gagner, c’est politique tout ça… avait lancé Sumo
-Ca m’étonnerai que la Yougoslavie gagne ! avais-je dit
-Pourquoi ?
-Le pays n’existe plus…»

Voulant être certain de ce que je disais, il était allé chercher un atlas qui corroborait mes propos.

Sumo a pesté contre les résultats en voyant la Russie gagner.
« -Il faut montrer ses fesses pour gagner ? Le petit israélien est bien meilleur ! »
Il voulait dire par là : plus beau.


Dimanche, pour profiter de mon après-midi, je suis allé au cinéma avec Jun. Il va sans dire que c’était pour voir Indiana Jones, quatrième volet du nom. Malgré son rhume et son nez rouge, Jun avait accepté de sortir.

Je dois mon prénom à ma mère, fan incontestée de Ford et des Indiana Jones. J’aime assez le regard des gens quand je dis que je m’appelle Indy en hommage à un film américain.

En regardant ma carte de réduction au guichet, « l’hôte d’accueil » comme disait son badge, m’interpella
« -Ca alors ! Vous vous appelez Indiana !
-Non… Indy. Pas Indiana.
-En hommage au film ?
-En quelque sorte. »
Je n’avais pas vraiment envie de raconter ma vie à un guichetier.
« -Heureusement que vos parents n’étaient pas fans de Roger Rabbit ! »
Je suis bien élevé, au point même de répondre à une idiotie.
« -C’est sur… Puis-je avoir mes billets désormais ? »

Après récupération des tickets, j’ai pu profiter du film. Sans être un chef d’œuvre, il tient ses promesses. A la sortie, Jun et moi nous sommes dirigés vers ce glacier à la mode à Paris qui propose des délices 0%.

Devant la boutique, Jun m’a attrapé le bras.
« -Indy, ce n’est pas Benjamin sur le banc ? »

Effectivement, mon ex était juste là, devant.

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